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Conformité réglementaire et technologie : comment les entreprises de l’industrie agroalimentaire peuvent rester au premier plan en 2025 selon Infor

Dans un secteur agroalimentaire en constante évolution, marqué par des exigences réglementaires de plus en plus strictes et une concurrence accrue, l’innovation technologique se révèle cruciale pour garder une longueur d’avance. Dans cet article, Ronald Breedveld, Industry Field Executive for Food and Beverage chez Infor, explore les stratégies numériques permettant aux entreprises de relever les défis de conformité tout …

Conformité réglementaire et technologie : comment les entreprises de l’industrie agroalimentaire peuvent rester au premier plan en 2025 selon Infor
En 2025, les entreprises agroalimentaires qui sauront allier conformité réglementaire et innovation technologique seront celles qui tireront leur épingle du jeu et renforceront leur position sur le marché. L’adoption de technologies innovantes, en cloud, permettra à ces entreprises non seulement de répondre aux exigencesréglementaires, mais aussi d’améliorer l’efficacité opérationnelle et leur compétitivité.

Dans un secteur agroalimentaire en constante évolution, marqué par des exigences réglementaires de plus en plus strictes et une concurrence accrue, l’innovation technologique se révèle cruciale pour garder une longueur d’avance. Dans cet article, Ronald Breedveld, Industry Field Executive for Food and Beverage chez Infor, explore les stratégies numériques permettant aux entreprises de relever les défis de conformité tout en optimisant leurs opérations. Découvrez comment les solutions technologiques peuvent transformer ces contraintes en opportunités de croissance durable en 2025.

“Le secteur des produits alimentaires et des boissons demeure l’un des pôles d’activité majeurs au sein de l’Union européenne. C’est non seulement l’une des principales industries manufacturières de l’UE, mais c’est aussi le principal employeur pour la moitié des 27 Etats membres, à telle enseigne que l’UE revendique sa position de plus grand exportateur de produits alimentaires et de boissons dans le monde. Bien que 60 % des exportations soient distribuées au sein du marché unique de l’UE, leur impact s’étend bien au-delà des frontières de l’ Europe, pour atteindre des consommateurs dans le monde entier”, rappelle Ronald Breedveld.

En 2023, cette industrie a franchi en Europe un jalon significatif en enregistrant un chiffre d’affaires de 1,1 trillion d’euros pour 4,6 millions d’employés. Très clairement, ce secteur joue donc un rôle vital dans l’économie européenne en assurant non seulement des emplois, mais également en encourageant l’innovation et la durabilité dans la production et la distribution des produits alimentaires et des boissons.

Trois prédictions pour 2025

Pour préparer l’avenir, il s’avère essentiel de comprendre les changements potentiels dans ce secteur. Cet article présente un bref tour d’horizon de trois tendances majeures qui, selon Infor, devraient façonner ce secteur industriel en 2025.

1.  La cybersécurité n’est plus une option : Les entreprises de ce secteur vont devoir investir dans des mesures de sécurité robustes et prendre en compte des solutions basées sur le cloud afin de s’assurer une meilleure résilience, mieux protéger leurs opérations et sécuriser leur chaîne d’approvisionnement, eu égard aux tensions géopolitiques que le monde connaît actuellement.

Les entreprises de ce secteur perçues comme « analogiques » sont plus vulnérables aux cyberattaques, avec notamment le risque de ransomwares et les disruptions dans leurs opérations pouvant être provoquées par des acteurs malveillants, en raison même de leur dépendance à des technologies obsolètes et de mesures de sécurité numérique moins robustes.

Il y a déjà eu en Europe des cas emblématiques de fabricants de produits alimentaires victimes de cybercriminels. En mars 2024, par exemple, lebrasseur belge Duvel Moortgat a été victime d’une attaque par ransomware qui a provoqué un arrêt de ses chaînes de production pendant plusieurs jours surl’ensemble de ses sites en Belgique et aux Etats-Unis. Pour les entreprises ne disposant pas d’un soutien financier suffisant, de telles interruptions peuventpotentiellement sonner le glas de leurs activités.

“Pour réduire cette menace, les entreprises du secteur doivent chercher à investir dans des solutions basées sur le cloud, qui offrent le plus souvent un niveaude protection très supérieur à ce que nombre d’entreprises ont la capacité d’assurer en interne, et en continue. Dans ce domaine, l’expertise en sécurité est primordiale. Les fournisseurs cloud investissent en effet largement dans le recrutement et la rétention de profils hautement qualifiés, chargés de renforcer lesdéfenses dans le cloud et d’être en veille constante face aux nouvelles menaces. En concentrant leurs efforts sur la sécurité à grande échelle, les fournisseurs cloud ont acquis un savoir-faire pointu et des outils que peu de petites entreprises, contraintes par leurs ressources limitées, ne peuvent développer en interne. En optant pour le cloud, les entreprises peuvent bénéficier directement des connaissances et des outils de sécurité de ces fournisseurs, sans avoir à les réinventer”, explique Ronald Breedveld.

Saisir les opportunités à portée de main

L’agilité, élément clé de la survie : Les entreprises doivent être capables de s’adapter rapidement pour répondre aux demandes évolutives des consommateurs, à la pression des détaillants et aux exigences réglementaires telles que le Règlement de l’UE sur les produits « zéro déforestation » et la Directive sur les rapports de développement durable des entreprises (CSRD). Ces réglementations obligent les entreprises à mettre en place des processus de traçabilité rigoureux pour garantir la durabilité de leurs supply chains, etrendre compte de leur impact environnemental et social. L’intégration de solutions spécifiques permet d’automatiser et de structurer les processus IT, rendantl’entreprise plus agile.

“Si l’agilité est un atout indéniable, elle ne suffit pas à elle seule pour permettre aux entreprises de naviguer dans un contexte marqué par des évolutions rapidesdes réglementations, des perturbations des supply chains, l’augmentation du coût des ingrédients et de la main-d’œuvre et des changements de comportement des consommateurs en faveur de produits génériques de marque, moins coûteux. Les entreprises du secteur n’ont d’autres alternatives que d’adopter des stratégies plus flexibles pour s’adapter aux fluctuations et contraintes des marchés extérieurs”, conseille l’Industry Field Executive for Food and Beverage chez Infor.

La technologie, facteur d’évolution : Les entreprises de ce secteur devront miser davantage sur la technologie en 2025. Au-delà d’une meilleure visibilité de la supply chain, cette approche permettra aux acteurs (producteurs et distributeurs) de bénéficier d’une vision en temps réel de leurs opérations, leur offrant ainsi la capacité de simuler différents scénarios et de prendre des décisions éclairées pour optimiser leurs négociations avec les détaillants. La généralisation de la technologie, en facilitant l’automatisation des tâches routinières et en offrant une vision plus approfondie desopérations, permettra aux entreprises de mieux appréhender la complexité du secteur. “Celles qui sauront saisir ces opportunités en tirant parti de ces avancées technologiques, seront les leaders de demain”affirme Ronald Breedveld.

ParLa rédaction
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