Doux : 1500 licenciements minimum selon les syndicats.
Un comité central d’entreprise (CCE) a eu lieu hier mardi 17 juillet au siège du groupe Doux, placé en redressement judiciaire, afin de présenter les différentes offres de reprise du volailler. Il a duré toute la journée, et à son terme les syndicats se sont montrés très inquiets.

Un comité central d’entreprise (CCE) a eu lieu hier mardi 17 juillet au siège du groupe Doux, placé en redressement judiciaire, afin de présenter les différentes offres de reprise du volailler. Il a duré toute la journée, et à son terme les syndicats se sont montrés très inquiets.
Sur les douze offres de reprise présentées initialement, deux sociétés ont déjà quitté la course :
- Protéis, qui voulait reprendre un site quimpérois employant 25 salariés,
- et Hengrix Genetics, intéressé par un couvoir dans le Morbihan employant 38 personnes.
Tous deux ont estimé ne pas avoir le temps nécessaire pour approfondir leur offre et aller jusqu’au bout.
Jean-Luc Guillart, délégué central syndical adjoint CFDT, a commenté : « On s’attend à 1500 licenciements minimum, ça fait beaucoup et l’impact social dans la région sera grand ». En effet, 1553 CDI et 525 CDD seraient menacés. Il a ajouté : « Au niveau social, ils [ndlr : les repreneurs] sont décalés avec nous. Ils sont très tendus sur les reprises de salariés mais ils vont voir s’ils peuvent améliorer les offres ». Quant aux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), « on a demandé qu’ils les financent, et les cellules de reclassement aussi. Il y aura des tractations et on ne sait pas comment cela peut être amélioré », a-t-il encore expliqué.
Charles Doux, le PDG du volailler, a de son côté estimé que « les offres de plan de cession présentées sont consternantes, tant au plan social qu’au plan économique. Il s’agit d’un démantèlement avec six offres séparées, présentées toutes ensemble pour tenter d’obtenir sous pression la vente des actifs de l’entreprise à un prix dérisoire, le tout sans préserver l’emploi ». Quant à l’offre présentée sur l’activité export du groupe, rentable, « elle peut même être jugée pathétique et dérisoire pour une branche du groupe Doux qui réalise des marges et détient des parts de marché uniques », a-t-il encore affirmé.
Il a annoncé qu’il présenterait un plan de financement et les principaux axes de son plan de continuation le 24 juillet prochain. Ce dernier devrait réunir « au sein du capital les éleveurs, les salariés et de nouveaux investisseurs qui sont des professionnels du secteur », selon le groupe.
Guillaume Garot, le ministre délégué à l’Agroalimentaire, ne croit pas en ce plan qui sera présenté par Charles Doux. Il s’est dit « dubitatif » et a prévenu que « l’Etat soutiendra un projet durable, répondant à une logique du donnant/donnant. Il n’y aura pas d’argent public sans effort de chacun des partenaires. C’est ce que j’appelle “l’effort juste” ».
Les représentants des salariés ne sont pas non plus convaincus. Jean-Luc Guillart a ainsi raillé : « Nous sommes dans la situation actuelle à cause d’eux [ndlr : les dirigeants] et subitement ils auraient la solution ? On a du mal à y croire. La confiance n’y est pas ». Il estime que ce plan est « pire encore que ce que nous proposent les repreneurs ».
Nadine Hourmant, déléguée centrale syndicale FO, n’y croit pas non plus : « On veut obtenir des informations sur le plan de continuation de M. Doux. Mais on n’y croit pas trop. Comment faire confiance à quelqu’un qui n’a pas été très honnête avec nous ? ».
Les syndicats craignent en outre que le plan de continuation du dirigeant ne soit accepté par le tribunal alors qu’il n’offre une perspective qu’à court terme. Les repreneurs potentiels pourraient alors se désister et entraîner un plan social encore plus important que celui qui se prépare.
Source : agro-media.fr avec AFP, LSA (Guillaume Bregeras), Reuters et Ouest France.

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