Face à la hausse du prix du verre, la Brasserie du Pays Flamand adapte ses contenants et développe l’usage de la canette
Engagée en faveur de l’environnement depuis sa création en 2006, la Brasserie du Pays Flamand fait preuve de flexibilité pour anticiper les demandes de demain. Pour l’entreprise, l’adaptation des contenants devient primordiale face à la hausse inédite du prix du verre. Elle souhaite ainsi favoriser le multi-conditionnement, mais surtout développer et démocratiser l’usage de la canette, qui présente des bénéfices considérables pour …

Engagée en faveur de l’environnement depuis sa création en 2006, la Brasserie du Pays Flamand fait preuve de flexibilité pour anticiper les demandes de demain. Pour l’entreprise, l’adaptation des contenants devient primordiale face à la hausse inédite du prix du verre. Elle souhaite ainsi favoriser le multi-conditionnement, mais surtout développer et démocratiser l’usage de la canette, qui présente des bénéfices considérables pour l’environnement. Une démarche qui suscitera l’intérêt des consommateurs à l’heure où 83% des Français (+5 points VS 2020) se disent influencés par le caractère responsable d’une marque au moment de l’achat.
Répondre à l’évolution du marché
La pénurie de verre engendre une augmentation inédite du prix du matériau ; alors que le prix de la bouteille de verre a augmenté de 30% cette année, il devrait augmenter de nouveau de 25 à 30% en 2023. Mathieu Lesenne, cofondateur de la Brasserie du Pays Flamand témoigne et réagit à ce constat : “Nous nous devons d’anticiper au mieux l’évolution de notre activité et faire preuve de créativité et d’engagement (…) Aujourd’hui, nous devons agir chacun à notre échelle pour préserver à la fois notre environnement, et le pouvoir d’achat du consommateur, avec une hausse des prix qui devra rester mesurée.”
La Brasserie du Pays Flamand a donc choisi de multiplier les possibilités de conditionnement et de développer considérablement l’usage de la canette. Mathieu Lesenne ajoute : “Nous sommes bien conscients que l’emballage en aluminium ne répond pas à tous les critères attendus en matière environnementale ; il présente néanmoins des avantages multiples par rapport à l’utilisation de la bouteille en verre, et face à l’évolution de notre environnement et aux changements à venir, il apparaît primordial de rester proactif, faire preuve de polyvalence et de multiplier nos conditionnements.”La canette en aluminium présente des avantages multiples comme un conditionnement qui participe à la réduction des gaz à effet de serre, avec une demande en énergie très inférieure à la bouteille (point de fusion du verre à 1500 degrés, contre 660 pour l’aluminium), plus linéaire et moins exponentielle…
1 000 hectolitres en canette en 2023
Selon une étude menée cette année par les étudiants de l’ISA Lille pour la brasserie, sur un échantillon de 224 personnes des Hauts-de-France âgés de 18 à 77 ans, 76% ont une mauvaise image de la bière en canette et 70,3% des répondants ne la consomment pas. En misant sur le conditionnement en canette, la brasserie se fixe pour mission de développer son usage, pour en faire un modèle d’utilisation courante, à l’instar des Etats-Unis où la bière artisanale est souvent consommée avec ce conditionnement.
En parallèle, la brasserie souhaite démocratiser le contenant et redorer l’image plutôt bas de gamme associée à la bière en canette. Pour 2023, la Brasserie du Pays Flamand mettra en canette 1 000 hectolitres, soit 3% de sa production. Dans un premier temps, seront concernées les bières phares de la brasserie, dont l’Anosteké blonde. Seront également privilégiées les bières houblonnées : IPA, Double IPA, Neipa… bières pour lesquelles le contenant est optimal (conservation à l’abri de la lumière). Enfin, les bières éphémères seront également concernées.
D’ici 3 à 4 ans, la brasserie prévoit de mettre en canette 10% de sa production, soit 5 000 hectolitres. Pour répondre à cet objectif, la Brasserie du Pays Flamand a investi dans l’acquisition d’une encanneuse, pour un montant total de 300 000 euros (dépalettiseur, étiqueteuse et convoyeur compris). Pour l’achat de ses canettes, la brasserie se tourne vers le local en faisant appel à des fabricants issus de la région des Hauts-de-France. Récemment, 98 000 canettes ont été mises en stock à la brasserie.
La Brasserie du Pays Flamand fait partie des premières brasseries qui ne filtrent pas et qui ne pasteurisent pas la bière, à choisir le conditionnement en canette. Un constat qui crée l’engouement auprès de la grande distribution, qui s’y intéresse, ravie de pouvoir proposer des bières reconnues favorisant l’expérience gustative, sous ce format, aux consommateurs. La brasserie sera également l’une des premières à proposer le format canette en 44cl. Les bières seront disponibles au sein des partenaires cavistes de la brasserie, ainsi qu’en grande distribution.
Canette et réemploi des bouteilles en verre : un modèle idéal ?
En se développant sur le marché de la canette, la Brasserie du Pays Flamand veut créer le questionnement et surprendre le consommateur. Au-delà des bénéfices sur l’environnement, elle souhaite, en appliquant le logo Anosteké sur la canette, sensibiliser le consommateur au conditionnement alternatif et prouver que la bière reste “bonne” même si elle n’est pas en bouteille. La Brasserie du Pays Flamand mise alors sur l’économie de la fonctionnalité, en favorisant l’usage (le plaisir et la convivialité que procure le fait de consommer une bière), plutôt que l’attention portée au produit, à son contenant et emballage.
La canette est aujourd’hui davantage appréciée par les jeunes générations, qui n’ont pas encore des habitudes de consommation ancrées avec la bouteille en verre. A terme, pour la brasserie, le modèle idéal à proposer aux consommateurs serait la conciliation de la canette et du réemploi de la bouteille en verre. Depuis quelques années, la Brasserie du Pays Flamand travaille en partenariat avec différentes entreprises spécialisées dans la consigne de bouteilles. Si ce modèle est aujourd’hui remis au goût du jour par quelques acteurs précurseurs ou attentifs au marché, il reste encore un modèle fragile en France, où l’éducation du consommateur et des réseaux de distribution s’avère nécessaire. Ce modèle reste donc encore largement à développer…

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