Les broutards français ont du souci à se faire.
Actuellement, 86% des approvisionnements italiens en broutard sont d’origine française. Or, l’Institut de l’élevage a récemment pointé du doigt la fébrilité du marché italien. Et trois principales raisons font dire aux experts que la France devrait d’ores et déjà anticiper et chercher d’autres débouchés pour ses broutards.

Actuellement, 86% des approvisionnements italiens en broutard sont d’origine française. Or, l’Institut de l’élevage a récemment pointé du doigt la fébrilité du marché italien. Et trois principales raisons font dire aux experts que la France devrait d’ores et déjà anticiper et chercher d’autres débouchés pour ses broutards.
La première d’entre elle est la réduction progressive de l’intérêt des acheteurs pour le « cœur de gamme », aujourd’hui occupé par les taurillons nés en France et engraissés en Italie, au profit de deux autres segments en pleine croissance : le premier prix et le haut de gamme. Or, les viandes polonaises, allemandes et même irlandaises sont bien mieux placées sur ces segments que la viande française.
Deuxième raison, la plaine de Pô où se concentre la majorité des activités d’engraissement italiennes est actuellement soumise à une forte pression foncière, compliquant l’accès à de nouvelles terres.
Enfin, dernière raison évoquée, « la récente envolée du nombre d’unités de production de biogaz » dont les cultures dédiées entraînent une pression supplémentaire sur les surfaces et le marché du maïs et du sorgho.
Ainsi, l’Institut de l’élevage prévient que « la filière française d’exportation doit redouter davantage la rétractation de l’activité d’engraissement en Italie que la concurrence des broutards étrangers ». Les recommandations faites par l’Institut de l’élevage consistent à renforcer la filière franco-italienne, notamment par une meilleure adéquation de l’offre française aux besoins des engraisseurs italiens. Autre proposition moins convaincante, « miser sur le remplacement de l’exportation des bovins maigres par des exportations de viande ». Seul problème, les capacités actuelles d’engraissement de l’Hexagone sont loin d’être adaptées à cette solution, et rien ne garantit le remplacement de 100% de la viande franco-italienne par de la viande française. Quand bien même, les niveaux de prix seraient-ils satisfaisants pour les éleveurs ? Rien n’est moins sûr… Le marché italien de la viande est autrement plus concurrentiel que celui des broutards.

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